K-notes#9 : Un acteur bluffant, Un drama surestimé et une passion K-pop qui se partage en famille
The wonderfools, une belle surprise pour ce drama aux super-héros déjantés, Teach you a lesson vaut-il la hype ? Retour sur le concert de Woodz archive tour
Bienvenue sur cette nouvelle K-notes !
Cette semaine, je t’emmène entre surprise d’acteur, drama surhypé, film intéressant mais pas inoubliable, et concert qui montre que la K-pop peut créer un pont intergénérationnel.
Au programme :
The Wonderfools : super-héros déjantés et un acteur qui m’a bluffé
Teach You a Lesson : trop hypé ?
Colony : une double lecture du film
Woodz : un concert qui rappelle que la K-pop peut aussi se partager en famille
Bonne lecture !
The Wonderfools : super-héros déjantés et un acteur qui m’a bluffé
Genre : Super Hero | 8 épisodes | Netflix
Synopsis : Lors d'un faux enlèvement qui tourne mal dans une décharge toxique, Eun Chae-ni et ses deux acolytes se réveillent avec des super-pouvoirs et doivent sauver leur ville face à des super-vilains appelés les "Wunderkinders".
Un scénario déjanté, pas trop sérieux
Contrairement au drama “Moving”, qui se veut sérieux dans le genre super-héros des années 90. “The Wonderfools” est beaucoup plus déjanté avec des superpouvoirs dont le déclenchement est assez original : des insultes, des mensonges, du café, ou le cœur qui bat trop vite.
Le drama joue sur l’humour pour réhumaniser le super-héro, loin de son côté extrêmement sérieux et “je porte le poids du monde sur mes épaules”.
Les scènes d’action sont accompagnées de moments drôles, ce qui rend le scénario rafraichissant.
Un bon casting
Pour ce drama, les réalisateurs ont fait appel à des acteurs solides : Park Eun-bin (Extraordinary Attorney Woo), Cha Eun-woo (True Beauty), Choi Dae-hoon (Crash Landing on You), Im Seung-jae (The Worst of Evil), chacun très convaincant dans son rôle.
Mais la vraie surprise, c’est Im Sung-jae. J’ai été bluffée en le voyant incarner Kang Ro-bin, “l’andouille” au grand cœur. Il efface complètement l’image de Choi Jeong-bae, le gangster assoiffé de pouvoir de The Worst of Evil. Chapeau!
Quant à Cha Eun-woo, il a trouvé son rôle signature : le beau gosse taciturne, torturé mais au grand cœur. Certains pourraient critiquer son manque de registre, mais moi, je trouve qu’il est parfait dans ces rôles taciturnes et que ça le rend convaincant.
Mon top 5 des acteurs de ce drama en image





Je recommande ?
Oui complètement, ce drama n’est pas pour tout le monde, mais si tu aimes l’humour exagéré et déjanté, la Corée des années 1990, les histoires de super-héros imparfaits, Park Eun-bin et Cha Eun-woo, “The Wonderfools” te plaira.
Teach you a lesson : surcôté ?
Genre : Revenge drama | 10 épisodes | Netflix
Synopsis : Dans une Corée où le système scolaire peine à assurer la sécurité des élèves et des professeurs, laissant place à toutes les dérives. Le ministère de l’Éducation met en place le bureau de protection des droits à l’éducation, lui laissant toute la latitude pour protéger ceux qui en ont besoin.
Une série 360° sur le harcèlement scolaire
Alors que la plupart des scénarios sur le harcèlement scolaire se concentrent sur les violences entre étudiants, Teach You a Lesson offre une vision plus large : pression des parents sur les professeurs, des parents sur les élèves, des élèves sur les professeurs. Le drama met en lumière l’étendue réelle de ce problème de société.
En Corée en 2024, près de 68 000 étudiants ont déclaré avoir été victimes de harcèlement ou de violences scolaires, et en 2025, 56,7% des enseignants ont subi des violences verbales ou psychologiques de la part d’élèves.
Une problématique universelle
La force de ce drama, c’est que le problème mis en avant n’est pas uniquement propre à la Corée.
En regardant les épisodes, on pense facilement à des affaires scolaires qui ont choqué l’opinion publique dans son pays.
La réplique du ministre,
“Chaque fois qu’un professeur meurt, vous dites que vous allez changer le système. Pourtant ce genre de situation continue de se produire ? Pourquoi ?
Choi Gang Seok (Ministre) - Ep 5”
traduit la lassitude de tous face à une situation qui s’aggrave.
En France, 35% des jeunes ont subi du harcèlement en 2025, contre 24% en 2024 - selon le baromètre e-enfance de mai 2025) et 12% des personnels de l’Éducation nationale sont confrontés à des menaces ou insultes chaque année...
Dans le drama, le Bureau de protection des droits éducatifs intervient quand la justice, l’école et les parents font défaut, offrant un véritable recours aux victimes.
C’est ce qui fait son succès … mais aussi sa mauvaise presse, car ”Teach you a lesson” est accusé de banaliser la violence physique par ses détracteurs.
La série est-elle vraiment à la hauteur de sa popularité ?
Comme souvent pour les séries médiatisées, mes attentes étaient assez fortes. Sur les groupes de fans, les spectateurs ne tarissaient pas d’éloges, et une de mes amies me l’a personnellement recommandée.
Beaucoup de commentaires positifs viennent du fait que la série met en lumière une problématique universelle : la déchéance du système éducatif. Qui ne rêve pas d’une organisation secrète qui protège vraiment les victimes de harcèlement ? Le jeu des acteurs est convaincant, certains épisodes sont touchants et on passe un bon moment. J’ai versé ma petite larme pour les épisodes 5 et 8, j’ai ressenti une immense satisfaction à voir les bourreaux se faire punir, et j’ai adoré la dynamique entre le beau-père et le beau-fils. Kim Mu-Yeol était très bien dans le rôle de Na Hwa-jin et Choi Seung-min est toujours bien dans tout.
Mais malgré tout, je peine à le qualifier de pépite.
La série reste pour moi surcôtée, car ces problématiques sont largement traitées par ailleurs (Taxi Driver, The Glory, Weak Hero Class, etc.)
De plus, le scénario est très similaire à celui de Taxi Driver : des héros ayant subi des injustices qui décident de protéger les autres en recourant à des méthodes peu conventionnelles pour “se faire justice”. En soi, il n’y a pas de nouveauté, si ce n’est le focus sur l’école.
Les héros ne sont pas particulièrement attachants non plus. Le drama étant assez court et centré sur les victimes, il n’y a pas beaucoup de place pour parler du passé des membres du bureau, hormis celui de Na Hwa-jin et de son beau-père. Contrairement à un drama comme Tomorrow (prévention du suicide), où on voit clairement une évolution des personnages qui s’influencent les uns les autres. Je n’ai pas ce sentiment de vouloir savoir la suite : chaque épisode peut se regarder individuellement, sans binge-watching.
Dans 2 ans, je doute que ce drama fasse partie de mes préférés.
Si tu as aimé ce drama, je te recommande Taxi Driver dans le même genre. Vous en avez pensé quoi ? S’il vous a marqué, dites-moi pourquoi ?
PS : Après avoir vu Weak Hero Class, je pense qu’on peut se mettre d’accord pour dire qu’elle est vraiment plus light ici..
Colony : deux angles de lecture pour un même film
Genre : Thriller - Zombies
Synopsis : Dans un centre de conférence en Corée du Sud, une attaque biochimique plonge le bâtiment dans le chaos. Le virus ? Un agent mutagène créant des zombies… capables de communiquer entre eux et de s’adapter à leur environnement. La seule chance de survie du pays ? Détruire la source
C’est LE film que je voulais voir cette année en fan inconditionnelle de Ji Chang-wook. D’autant que le film a largement été mis en avant avec sa présentation au festival de Cannes et que le réalisateur Yeon Sang-ho est un pro des films de zombie (C’est le réalisateur du film le Dernier train pour Busan)
Au-delà du sens qu’on peut lui donner, c’est un bon film d’action. Il m’a beaucoup rappelé le film World War Z, notamment avec le côté des scientifiques à la rescousse.
Jeon Ji-Hyun est parfaite dans ce rôle taillé pour elle. D’ailleurs, ce film a une vibe girl power très appréciable.
Mon vrai coup de cœur acteur, c’est Kyo Koo-hwan (le méchant scientifique fou… vous savez comme j’aime un bon méchant) je l’ai trouvé très convaincant. Sa voix, son regard … il était détestable du début à la fin, fascinant par son jeu.
Ji Chang-Wook, comme toujours, nous offre une prestation forte en émotion, mais j’aurais voulu qu’il ait un rôle plus important.
Ceci dit, l’un des points clés du film, c’est qu’il nous invite à réfléchir sur des problèmes de société.
Plus qu’un film de zombie, une métaphore de la société
— ATTENTION MINI SPOILER —
Dans les interviews, le réalisateur explique que son but est de montrer que face à un groupe (les zombies) qui pense “collectif” et partage les informations en temps réel, le “chacun pour soi” est synonyme de mort. La situation dans le centre de conférence est une métaphore de la société actuelle avec les zombies qui représentent l’IA et les victimes décimées une à une, qui représentent les humains de plus en plus individualistes et isolés.
Mais on peut également y voir une critique de la pensée trop collective. Vers la fin où les zombies, privés de libre arbitre, foncent ensemble vers leur perte suite à un défaut de communication.
On peut facilement faire le parallèle avec la nouvelle réalité d’une société qui tend de plus en plus à punir les pensées divergentes, rendant les débats stériles et à s’harmoniser en s’appuyant de plus en plus sur l’IA pour ses productions.
Une pensée trop collective n’est-elle pas le début de la fin de l’évolution de l’humanité ?
Je recommande ?
Oui. Je ne dirais pas que c’est le film de l’année, mais je ne suis pas déçue d’être allée le voir. Que vous ayez envie d’un bon film d’action, ou de réfléchir à l'existence humaine. Ce film est pour vous.
Woodz Archive Tour : La K-pop qui brise les barrières intergénérationnelles
Concert | Paris
13 Juin 2026. Salle Pleyel. Woodz (de son vrai nom Cho Seung-youn) enflamme la scène de la Salle Pleyel, et je ne pas ménage pas mes cordes vocales sur le morceau “Drowning”... Mais le plus beau spectacle est peut-être aussi dans la salle.
À côté de moi, un duo mère-fille qui chante en coeur et secouant leur lightstick avec enthousiasme. C’est beau. Je me demande ce que ça fait de partager sa passion pour un artiste avec ses parents. Ça doit faire de belles sorties en famille et de beaux souvenir.
Plus loin, j’aperçois plusieurs seniors vibrer au rythme de la musique. C’est la magie actuelle de la K-pop qui s’ouvre à un public de plus en plus large. Je suis curieuse d’entendre leurs histoires.
Cette mère et sa fille, ses copines séniors comment ont-elle découvert Woodz ? Sont-elles fan d’autres groupe ? Quelle rôle joue la musique coréenne dans leur vie ?
Mais déjà Woodz, malgré son rhume, enchaîne “Glass”, “I’ll Never Love Again” avec une voix claire, portée par un public qui chante à l'unisson.
C’est beau. Il quitte la scène un peu abruptement, sans doute épuisé par la maladie, mais l’énergie qu’il nous a transmise reste intacte et je repars avec le sourire aux lèvres.
Je recommande Woodz en concert ?
Oui. En plus, le fan club lui a préparé un mini dossier archive avec des messages de remerciement. Un vrai moment de communion avec l’artiste. Si vous avez la chance de voir Woodz en concert, foncez-y et n’hésitez pas a y aller en famille ^^
Et vous, partagez-vous votre passion pour la K-pop avec vos parents ou vos enfants ? Dites-le-moi en commentaire !
C’est tout pour cette K-notes !
Merci d’avoir lu jusqu’au bout. On se retrouve la semaine prochaine pour de nouvelles découvertes, entre dramas et musique.
Prenez soin de vous !
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