K-Notes spéciale fin d'année - Eloge de l'inachevé : pourquoi j'ai (enfin) lancé cette newsletter
Entre passion décomplexée et exigence de l'analyse, je vous raconte le chemin tortueux qui m'a menée jusqu'à vous.
Plus que quelques jours avant de clôturer 2025. Comme toujours (depuis que je suis adulte), je m’émerveille de la rapidité à laquelle s’écoule une année. Alors, comme toujours, je fais aussi le bilan et j’essaie tant bien que mal de me fixer des objectifs pour l’année suivante.
Cette année, plutôt que de vous dresser la liste de mes dramas et films préférés, de mes musiques favorites, de mes meilleurs restos. J’ai décidé de vous faire une note plus personnelle. Après tout, c’est la première année de cette newsletter, et beaucoup d’entre vous ne me connaissent pas… ou très peu.
Alors commençons par là : Bonjour, je m’appelle Aurélie :)
Je sais, c’est court comme introduction.
Certains pourraient vouloir en savoir plus, mais j’ai décidé de m’arrêter à ça pour l’instant.
Parce que tout le reste, au fond, n’a pas vraiment d’importance.
Parce que je ne veux pas rentrer dans une case, ce qui sera inévitablement fait au moment où je vous donnerai mon âge, mes origines, mon métier.
Parce que je veux que notre relation commence par une passion commune, la Corée. Et qu’elle se renforce à mesure que vous découvrirez mes écrits, mes points de vue et tout ce qui me fait vibrer.
Peut-être qu’alors, vous trouverez que nous avons plus en commun que la passion pour la Corée, et que vous aurez le sentiment d’être à la bonne place :)
C’est ambitieux, je sais, mais c’est pour ça que j’ai décidé de lancer cette newsletter. Parce que moi aussi je cherche ma place.
Entre la fan-girl et l’analyste exigeante, j’ai parfois du mal à trouver du contenu qui me ressemble. Alors j’ai décidé de le créer. Pour montrer qu’on peut être fan-girl sans hystérie, qu’on peut apprécier un drama, un film, une émission de télé-réalité, un clip de k-pop, pour sa profondeur, sa qualité d’exécution et reconnaître que les artistes coréens ont du talent et méritent d’être découverts au-delà des clichés.
Avant cette newsletter, j’ai fait plusieurs tentatives sur lesquelles je posais un regard assez critique… Jusqu’à ce que je tombe sur cet article de Joséphine Bernard :
“L’art de ne pas finir : comment Sophie Calle et Pasolini m’ont réconciliée avec l’inachevé”
Le titre a fait tilt et j’ai tout de suite cliqué. Car il faut le reconnaître, sur le marché du développement personnel, rares sont ceux qui portent un regard positif sur les projets inachevés ou abandonnés en cours de route…
En ce qui me concerne, ce genre de projet a plutôt tendance à me peser sur la conscience... soit parce que je m’en veux de les avoir abandonnés, soit parce qu’au contraire j’ai vraiment envie de les finir mais la vie se met en travers de ma route…Ce qui me frustre grandement.
Quoi qu’il en soit, je ne les partage pas, ou très rarement.
Mais ça c’était avant de tomber sur cette phrase de Sophie Calle, partagée par Josephine dans son article.
Oui. Qu’adviendra-t-il de ces idées si personne n’en parle?
Définitivement abandonnées ou non, elles existent et méritent un peu d’attention. Car, à la liste des apprentissages de Joséphine sur l’inachevé, je veux rajouter un point.
Un projet commencé est la preuve qu’on a essayé. Et comme le dit Choi Seung-hyo dans le drama Love Next Door “It’s better to regret doing something than to regret not doing something.”
Dans la vie, on regrette bien plus souvent de ne pas avoir fait quelque chose que de l’avoir fait.
Oui, on peut regretter le manque de temps, le manque de persévérance, une issue moins positive que celle qu’on espérait, mais ces remords sont bien plus faciles à digérer que le regret de ne pas avoir essayé et de se demander constamment ce qui se serait passé si on avait tenté le coup.
J’ai donc décidé de vous partager tous ces projets que j’ai entamés et qui m’ont amené à cette newsletter. Je ne les ai pas complètement abandonnés, je laisse la porte ouverte, avec l’espoir secret de les reprendre un jour et de réussir à vous partager mon univers sous toutes ses facettes :)
1 / Ma newsletter et mon vlog de voyage - “Dé-prioriser pour profiter de l’instant présent”
En 2024, j’ai réalisé mon rêve de partir en Corée. J’ai tenu une newsletter pendant quelque temps que je partageais à mes amis. Si j’arrivais à peu près à écrire, le montage des vlogs était ultra chronophage ! Parfois 8h pour un vlog de 4 minutes… Le soucis c’est que parfois, j’avais envie d’associer ma newsletter aux vidéos que je n’arrivais pas à sortir… Donc je ne sortais pas non plus la newsletter. Je vous laisse imaginer le résultat. Des heures de vidéos, des brouillons en tout genre, que j’ai fini par laisser tomber en me disant que je prendrais le temps de faire le tri à mon retour.
Spoiler : Toujours pas fait. Mes amis gardent encore un peu d’espoir…De mon côté je suis plus sceptique sur leur destin.
Cela dit, j’ai découvert que j’aime écrire. Vraiment. Sans doute la première graine de ma newsletter actuelle.
2/ Mon compte Instagram spécial drama - “Pas vraiment le bon format, trop d’aléas”
Ce compte existe depuis 2017 ou 2018 je ne sais plus. J’y recense tous les dramas, ou films que j’ai vus avec un commentaire. J’avais commencé parce que j’avais horreur que la réponse à la question. Qu’est-ce que tu as pensé de ce drama soit : “J’ai bien aimé”. Je voulais y apporter un peu plus de substance. Tous les dramas ne se valent pas et on peut les aimer pour des raisons différence. Alors j’ai commencé mon travail de documentation.
C’était sans compter sur la perte de mes accès au compte, suivi d’un bug bizarre sur le contenu qui m’a forcé à tout recommencer. J’y avais déjà recensé plus d’une quarantaines de drama et de film, que je n’avais pas forcément “noté” mais quand même ça a suffit à me décourager. Avec le temps, ce compte est devenu autant une liste de films/drama que mon espace secret de Corée enthousiaste.
J’y suis tous mes artistes préférés, mes émissions préférées etc… Je vous laisse imaginer mon feed.
Depuis que j’ai lancé ma newsletter, j’essaie de le reprendre, mais sans grande conviction. J’ai un peu de mal avec le format. J’ai la flemme de faire des vidéos, faire des carousels ça prend du temps et on ne peut pas traiter les sujets en profondeur et puis ça ne perce pas trop.
En plus j’ai découvert qu’Instagram allait arrêter les hashtags... alors bon. Déjà que je ne perce pas AVEC… sans… je n’imagine pas l’hécatombe.
J’ai encore l’espoir de trouver une façon de l’intégrer à ma routine, mais je ne me mets pas vraiment de pression sur le sujet. L’inspiration viendra au bon moment…ou pas
3/ Ma chaine YouTube - “Trop chronophage - Téléphone cassé, pas encore réparé”
Je vous entends d’ici... Mais enfin Aurélie, tu savais déjà que le montage prennait du temps. Oui mais je pensais que ça s’appliquait aux vlogs ! J’ai naïvement cru qu’une vidéo face caméra c’était plus rapide à monter…
Pas vraiment, enfin si mais il y a eu d’autres obstacles…
1. Le matériel.
Parce que même si certains disent qu’il suffit de commencer. Une vidéo avec une mauvaise luminosité et un son pourri… non merci. J’en ai quand même publié 7, dont une avec 250 vues et des commentaires. Je commençais à prendre espoir...jusqu’à ce que mon téléphone tombe et que son écran se casse. Bye ma carrière de Youtubeuse. J’avais d’autres dépenses plus prioritaires que le téléphone et j’ai dû mettre de côté le projet.
2. Le temps.
Pas le temps de monter ; je suis devenue trop forte sur Capcut !
Plutôt le temps de scripte, faire en sorte que ça fasse sens…Etc. J’ai récemment regardé l’une de mes vidéos sur la télé-réalité le jeu de la reine des abeilles… Même moi je ne supporte pas de m’écouter. J’ai arrêté après 3 minutes… La vidéo dure 10 minutes. Une vraie torture. J’ai désormais un profond respect pour les youtubeurs, c’est vraiment du boulot !
Bref, projet arrêté lui aussi. Et comme j’ai demandé un pommeau de douche plutôt qu’un téléphone pour Noël…Et bien, la date de reprise est inconnue pour l’instant.
4/ Mon compte TikTok en coréen. “Téléphone cassé, pas encore réparé”
Oui messieurs dames ! J’ai sorti 4 vidéos en coréens ! J’étais trop fière de moi. L’idée c’était de continuer à pratiquer la langue en dehors de Corée… Mais bon sans téléphone sérieux, c’est un peu compliqué (celui que j’ai n’a pas beaucoup d’espace de stockage).
Et puis maintenant j’ai une collègue coréenne ^^.
Bye TikTok on se reverra peut-être en 2026 !
A tous ces projets, on peut ajouter les nombreuses fiches de revues de dramas scriptées, les projets vlogs, les vidéos de concerts que je n’ai pas partagées et vous avez un bon paquet de contenu en gestation. Sans parler de mon ambition de mieux parler coréen.
Mais qu’importe. Je les vois désormais comme des trophées. La preuve que j’ai essayé, que j’essaie encore...que je continuerai à essayer je l’espère.
J’avais vraiment envie de créer un contenu qui me ressemble, alors pour ne pas mourir de frustration j’ai décidé de me lancer sur Substrack dans une dernière tentative de partager dans un format maintenable, mon amour pour la Corée.
11 articles plus tard, je trouve que je ne m’en sors pas trop mal. Le chemin n’est pas de tout repos. Ecrire requiert de la patience et du temps. Parfois j’arrive à boucler un article en 2h, c’est fluide. Parfois j’y reviens sur plusieurs jours avant de pouvoir mettre un point final et publier. Mais c’est comme ça, j’apprends, et je prends un réel plaisir à partager mes trouvailles et mes réflexions, alors je continue.
J’accepte le doute, je m’adapte, je cherche de nouvelles méthodes et peut-être qu’à force de persévérer, écrire deviendra plus facile. Ou peut-être pas… Mais là aussi c’est OK.
Dans ma quête, j’ai trouvé des autrices qui m’ont inspirées sur Substrack alors j’ai décidé de les remercier ici et de vous encourager à les lire :
citron gingembre - Qui m’a inspiré cet article
Gang de Plumes, la newsletter de Sophie Gliocas - Ces trouvailles mensuelles m’ont inspiré les K-notes
Célia Favre - Pour ces récits sur son changement de vie qui résonnent beaucoup
Juliette Gour- Parce que je me sens moins seule dans ma passion coréenne sur Substrack FR
Mention spéciale Les dégustations Ugo, merci pour tes likes - on dira ce qu’on voudra mais ce petit like me donne l’impression que j’existe dans l’immensité de contenu. Jetez un oeil à son contenu gourmand :)
Alors 2026 ?
Encore énormément d’idées ! Certaines anciennes, certaines nouvelles, mais j’ai envie de voir où me mène cette newsletter, continuer à partager ces choses qui m’intéressent sur la Corée et peut-être au-delà.
D’après la numérologie, 2026 est la première année d’un nouveau cycle de 9 ans, alors plus que jamais et un peu en avance.
Je vous souhaite une belle et heureuse année 2026 !
Et je vous laisse avec cette chanson : Seoul State of Mind de Deepflow
PS : Pourquoi Seoul State of Mind ? Parce que mon corps est en France. Mais mon esprit est à Séoul
Vous avez des projets inachevés dont vous êtes quand même fiers ?
Des tentatives que vous célébrez ? Racontez-moi en commentaires. ❤️



Merci à toi. Elle est superbe cette newsletter, bravo à toi
Merci pour la mention et pour nos échanges ✨ Et bravo de t’être lancée ici, c’est un beau cadeau que tu t’es fait ! Cheers to 2026 !