Empress Ki [1/3] : Un drama de 2013 qui vaut encore le coup en 2025
Entre jeu théâtral, rebondissements infinis et triangle amoureux addictif, ce drama historique de 51 épisodes incarne les années 2010... et mérite toujours d'être vu.
Si vous me suivez un peu vous savez que ces derniers temps j’étais profondément investie dans le visionnage du drama Empress Ki.
Alors oui, certains pourraient se demander:
“Pourquoi regarder un drama de 2013 alors qu’il y a mille nouveautés chaque mois ?”
Excellente question, à laquelle je répondrais : “Et pourquoi pas ? “ après-tout rien ne nous oblige à suivre les tendances, d’ailleurs c’est un peu mon crédo du moment. Je regarde les dramas parce que j’aime les acteurs, que le scénario m’inspire, qu’il y a eu une controverse sur le sujet (wink wink - Des voeux pour un Génie).
Mais pas forcément parce que c’est LE drama du moment… Et entre nous, même si j’avais voulu suivre les tendances … je n’aurais tout simplement pas le temps de regarder tout ce qui sort.
2002 - 2010+ : L’âge d’or du mélodrame en Corée du Sud
Les années 2000 représentent l’âge d’or des K-dramas. L’âge où je suis moi aussi tombée dedans après une longue période de ma vie dédiée aux Télénovélas (aaah Fernando-José mon amour).
Il n’y a pas vraiment de grosse différence entre les Télénovelas et les K-drama de l’époque je dirais.. si ce n’est une différence de mode capillaire et certaines coiffures absolument effroyables …
Qui a autorisé la permanente de Go JungPyo (Boys over flower - 2009) ?
Mais on retrouve des deux côtés : un jeux exagéré, des triangles amoureux, des aventures rocambolesques et complètement tirées par les cheveux, des histoires de cendrillon avec la paysanne qui fini par épouser le riche héritier (je vous recommande la télénovelas MariMar pour plus de découverte)
La transition n’était donc pas très difficile, et je crois, que la curiosité pour un univers complètement différent du mien est ce qui m’a poussé à chercher toujours plus de contenu de ce côté de la planète au moment où les K-drama commençaient à avoir le vent en poupe.
D’ailleurs, autre parallèle : à cette époque, Télénovelas ET K-dramas étaient très difficiles à trouver sur internet. On devait ruser pour réussir à regarder tous les épisodes d’une série (aah la belle époque)
Alors, forcément, maintenant que les K-drama ont la côte, que Netflix, Disney, Amazon prime se les arrachent, que le rythme de production est d’une intensité effarante et que les budgets alloués à leur production sont colossaux. Je suis nostalgique des dramas d’avant.
De cette époque où malgré les yeux ronds des “moldus” quand on évoquait les K-dramas on se félicitait secrètement d’être les seuls à pouvoir savourer les romances enflammées de nos acteurs préférés.
C’est d’ailleurs pour regarder un de mes acteurs préférés à ses débuts (Aka Ji Chang-Wook) que je me suis embarquée dans le visionnage du drama EMPRESS KI…
…sans savoir que je partais pour une aventure de 51 épisodes, d’intrigues politiques, d’alliances, de trahisons et d’émotions.
Empress Ki de quoi ça parle ?
Le drama nous raconte l’histoire de Yang, une femme originaire de Goryo (La Corée actuelle), vendue en tribut avec sa mère à l’empire Yuan, (Empire Mongol).
Entre complots, loyautés et trahisons, elle se retrouve mêlée aux intrigues autour de deux monarques, le Roi de Goryo et l’Empereur du Yuan (Ji Chang-Wook) jusqu’à devenir, plus tard, l’Impératrice Ki.
Empress Ki : L’incarnation du mélodrame des années 2000
Je le disais en entrée, le drama se déroule sur 51 épisodes d’environ 1h chacun.
Cela pourrait paraître long, mais les nombreuses intrigues s’enchaînent avec suffisamment de rythme pour ne pas lasser le spectateur.
Sur ce point, je trouve qu’on peut faire un parallèle avec le drama “Penthouse - War in Life” qui enchaine les intrigues loufoques sur 3 saisons. Ce drama est d’ailleurs une sorte d’ovni car en le regardant, hormis la qualité d’image, il reprend en tout point les codes des mélodrames des années 2000.
Pour les amateurs de manga, je dirais que le drama se divise en plusieurs “arcs” pour lesquels les enjeux sont de plus en plus grands, avec des “méchants” de plus en plus malfaisants ce qui force Yang à évoluer et à devenir plus dure au fil du drama.
Arc 1 : Goryo – 1ères intrigues, rencontre avec le roi de Goryo (Ep 1 - 9)
Ce premier arc est léger. L’intrigue se passe principalement à Goryo où Yang fait la rencontre du roi de Goryo qui cache lui aussi son identité alors qu’il poursuit des malfaiteurs.
Les deux se challengent et se lient l’amitié tout en tentant de garder leur identité secrète dans un premier temps ce qui est propice à des scènes drôles.
C’est également pendant cet arc que leur chemin croisent pour la première fois celui de l’empereur du Yuan et on voit se dessiner les premières briques du triangle amoureux qui me tiendra en haleine jusqu’à la fin.
Cette partie se conclut par une trahison aux conséquences tragiques qui marquera la fin des beaux jours et le début d’une quête de vengeance de Yang qui changera son destin à jamais.
C’est à ce moment que je me suis véritablement investie dans le drama que je regardais jusqu’alors d’un oeil distrait.
L’injustice de la situation m’a rendue furieuse 😤(oui j’ai bien dit furieuse, c’est dire à quel point j’étais absorbée et je n’avais qu’une envie savoir comment nos héros allaient se sortir de ce mauvais pas et comment Yang allait accomplir sa vengeance.
Impossible dès lors de décrocher.
Arc 2 : Empire Yuan – Survie au palais et deuxième tragédie (ep 10 - 38)
On change d’ambiance.
Nos personnages sont tous fortement marqués par les événements précédents et malgré le décors somptueux du palais, l’atmosphère s’alourdit. Les intrigues sont plus brutales, un simple mot de travers et vous risquez la torture où la mort.
Yang doit abandonner son costume d’homme pour devenir dame de la cour. Elle se retrouve plongée, malgré elle, au cœur de complots qui la conduiront à s’allier à l’empereur du Yuan
Une alliance qui lui coutera cher, mais marquera également le début de son ascension au pouvoir.
Arc 3 : Empire Yuan - L’arc de l’impératrice et du pouvoir (ep : 39 - 51)
La dernière partie du drama.
Yang a accompli sa vengeance mais ses alliés deviennent des ennemis et elle n’a pas d’autre choix que de saisir le pouvoir pour se protéger.
On augmente d’un cran dans la brutalité et le machiavélisme des protagonistes et le rythme s’accélère avec quelques saut dans le temps jusqu’à nous offrir une fin douce-amère.
Mon avis
Maintenant que vous en savez un peu plus sur l’histoire, passons à ce que j’en ai vraiment pensé.
Pour la petit annecdote, j’ai un peu eu le sentiment de regarder un jeu vidéo, où Yang évolue (comme un Pokémon 😜) et acquiert de nouvelles capacités jusqu’à battre le dernier BOSS de l’histoire.
Son évolution est marquée par des changements vestimentaires, de plus en plus majestueux, des coiffures qui s’adaptent à son rang, sa voix, plus grave, une posture plus assertive et un maquillage plus prononcée quand elle devient impératrice.
Une attention du détail caractéristique des contenus coréens
DES ACTEURS AU TOP
A l’image de certains dramas des années 2000-2010+, en regardant Empress Ki, on croirait assister à une pièce de théâtre.
Les acteurs ont la voix qui portent, des expressions bien marquées pour nous faire comprendre la teneur de leurs sentiments, les décors sembles amovibles comme pour une vraie pièce de théâtre et à chaque changement de lieu on croirait presque entendre un “acte 1 scène 3” raisonné dans le fond.
Les acteurs sont véritablement la force de ce drama.
Ji Chang-wook (L’Empereur): Lâche, jaloux, ambitieux, faible est parfaitement crédible dans son rôle. On le déteste, on le prend on pitié, mais il ne nous laisse en aucun cas indifférents.
Sa signature ? Les émotions à fleur de peau et une certaine innocence qu’on arrive à retrouver dans presque tous ses rôles.
Ha Ji-won (Seung-yang / Yang) : On souffre avec elle, on est en colère avec elle. Ses larmes m’ont brisé le coeur et son combat était le mien. Elle réussit à incarner à la fois la guerrière travestie, la concubine ambitieuse, et l’Impératrice implacable. Une belle prouesse.
Joo Jin-mo (WangYu): De joyeux en début du drama il devient taciturne, et parle peu, tous ses sentiments passent par le regard, de l’amour à l’espoir, de la colère au désespoir. C’est une performance subtile mais non moins efficace et convaincante.
Baek Jin-hee (L’Impératrice douairière): Un regard intense, une voix qui porte, un sourire méprisant et une beauté à couper le souffle. Elle est parfaite en impératrice manipulatrice et ses rires machiavéliques méritent de rester dans la postérité des rires mauvais. On la déteste, mais on ne peut pas détacher les yeux d’elle.
Jin Yi-han (Tanashilli) : On la déteste, on a un peu pitié d’elle. Elle était parfaite dans son rôle, son amour pour Maha, son désespoir tourné en mépris face au manque d’amour du roi et sa fin où elle cherche sa famille dans une tentative de se sauver
Jeon Gook-hwan (Yeonchol): Le plus théâtrale de tous les acteurs je dirais. Ses traits exagérés, sa voix et son regard autoritaire. La danse qu’il a faite pour impressionner le roi ? Inoubliable. Il ajoute un côté un peu décalé au drama
Je pourrais sincèrement lister tous les acteurs, mais je préfère vous laisser vous faire votre opinion en regardant le drama vous-même. C’est très “années 2010”, parfois cringe... mais c’est aussi ce qui fait le charme du drama.
UN SCENARIO RICHE MAIS UN RHYTME PARFOIS MAL MAITRISE
Le risque pour un drama aussi long c’est d’avoir, soit : trop de longueur (et lasser) , soit trop d’intrigues mal expliquées (et perdre de spectateur).
Le réalisateur d’Empress Ki maitrise cet équilibre jusqu’au dernier arc, où tout s’accélère : les trahisons font moins sens, certaines intrigues sont de trop (ex : on aurait pu se passer du coup de la sorcellerie), d’autres semblent bâclées faute de temps pour permettre de clôturer le drama.
Les OST trop présentes, ou parfois mal positionnées viennent également casser le rythme de l’action de façon impromptue.
Le drama vaut-il encore le détour en 2025 ?
Oui.
Malgré les faiblesses citées précédemment, je me suis immergée dans ce drama pendant 51 épisodes. Et j’ai aimé.
CE QUI REND CE DRAMA ADDICTIF :
Un triangle amoureux comme on les aime
Je vous l’ai dit, je vous en reparlerai longuement dans un prochain article. Mais ce triangle amoureux est LA raison pour laquelle je suis restée scotchée à mon écran.
Yang est tiraillée entre deux hommes, deux royaumes, deux destins possibles.
Qui diable va t-elle choisir ? La fin qui se profile changera-t-elle par un dernier coup du sort ? Voici les questions que je me suis posées tout au long du drama avec l’espoir que mon couple préféré passe la ligne d’arrivée. Ce suspense est TERRIBLE, mais tellement addictif.
Le drama se basant sur des faits historiques, la fin ne pourra JAMAIS être changée et ça restera ma plus grande frustration.
Des personnages qui évoluent au fil de l’intrigue
Aucun des personnages n’est figé dans son rôle, Yang est l’évolution la plus marquante, mais WangYu, l’empereur, Dang Gise, l’impératrice douairière. Tous évoluent à leur façon pour s’adapter aux situations qui se présentent. On assiste à de véritables transformations, et on a envie de savoir quelle fin leur réserve le réalisateur.
Le prix d’une femme au pouvoir
EMPRESS KI est une illustration du dilemme entre le coeur et la raison, l’amour et le devoir et le prix à payer pour être une femme au pouvoir, car contrairement aux hommes, ce sont elles qui doivent faire les plus grands sacrifices : amour, famille, liberté.
Bien qu’abordé de façon romancée c’est l’une des thématiques qui m’a le plus sauté aux yeux en regardant le drama et c’est ce qui le rend encore pertinent en 2025.
Un scénario qui embarque, malgré certaines faiblesses
J’ai été conquise par le jeux des acteurs, les décors, les intrigues et j’étais complètement investie pendant 51 épisodes.
Certes, ce drama n’a pas les mêmes codes qu’un drama réalisé en 2025, mais les ingrédients du succès sont là. J’ai oublié le monde réel pendant plus de 50 heures... et ça, ça vaut tous les défauts du monde.
Alors oui. Empress KI mérite encore d’être vu en 2025.
Et vous ? Vous avez aimé ce drama ? Vous le recommanderiez ?
Et comme disent les anglais “Stay tuned” pour la deuxième partie de cette revue !
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